Le réseau Camping-Car Park n’est plus dans une simple phase d’extension. Après une année 2025 solide, la marque aborde 2026 avec une ambition très claire : ouvrir 225 nouvelles aires et campings, dont 40 en Allemagne. Pour les voyageurs itinérants, le changement est concret : plus de points de chute, plus de souplesse et un maillage européen qui devient vraiment utile sur le terrain.
Une croissance qui s’appuie sur des chiffres déjà lourds
Les résultats 2025 expliquent cette accélération. Le réseau a totalisé 4,85 millions de nuitées, soit une hausse de 15 % sur un an, pour 35 millions d’euros de chiffre d’affaires, en progression de 31 %. Dans le même temps, 23,2 millions d’euros ont été reversés aux collectivités, tandis que les retombées locales ont dépassé 85 millions d’euros.
Ce n’est donc pas une opération cosmétique. Camping-Car Park se présente désormais comme un réseau réparti dans 7 pays européens, avec plus de 800 destinations et près de 24 000 emplacements ouverts toute l’année. Un tel volume change la logique du voyage itinérant : on ne parle plus seulement d’une alternative pratique, mais d’une infrastructure touristique à part entière.
Dans cette montée en puissance, une application dédiée pour repérer les bonnes étapes devient vite un vrai réflexe, surtout quand le réseau s’étend d’un pays à l’autre et que les besoins changent selon la saison, la route et le niveau de service recherché.
Le vrai cap de 2026 : sortir du seul marché français
Le détail le plus intéressant n’est pas seulement le nombre d’ouvertures. C’est leur géographie. L’entreprise veut renforcer sa présence sur les grands axes européens du tourisme itinérant et cite l’Allemagne comme priorité immédiate, avec 40 ouvertures prévues dans le pays. C’est un signal fort : le réseau ne se contente plus d’occuper le territoire français, il vise désormais les flux transfrontaliers.
Cette stratégie s’inscrit dans une dynamique déjà visible fin 2025. Un flash presse du groupe annonçait le cap des 600 aires ouvertes et évoquait 118 nouvelles aires en développement, avec une projection vers 700 aires franchies en 2026. L’expansion n’est donc pas improvisée : elle repose sur un pipeline de projets déjà engagé.
Ce que cela change pour les camping-caristes sur la route
Pour les voyageurs, cette expansion a un intérêt très concret : elle réduit les zones blanches sur les itinéraires fréquentés et multiplie les options de stationnement près des centres-villes, des plages ou des sites touristiques. Le réseau met d’ailleurs en avant une offre structurée autour des aires d’étape, des « Camping de mon Village » et des aires de services, avec 503 aires d’étape, 117 Camping de mon Village et 11 aires de services en France.
Mais plus le maillage s’épaissit, plus une règle simple compte : toutes les étapes ne fonctionnent pas exactement pareil. Entre la réservation, l’accès aux services, les horaires et les spécificités locales, il reste utile de garder en tête les règles à connaître avant de stationner. C’est le genre de détail qui évite les mauvaises surprises à l’arrivée.
Le réseau pousse aussi sur l’expérience numérique. Sa page officielle met en avant une application pensée pour simplifier les étapes et indique qu’elle a déjà convaincu plus d’un million de voyageurs. Pour un usage très mobile, c’est un vrai levier : chercher une place, vérifier les services et ajuster son étape devient plus rapide.
En pratique, la croissance de Camping-Car Park profite surtout à trois profils de voyageurs :
- ceux qui veulent voyager plus spontanément sans dépendre d’un camping traditionnel ;
- ceux qui cherchent des étapes mieux situées sur les grands axes ;
- ceux qui veulent sécuriser leurs nuits hors saison avec un réseau déjà bien structuré.
Un réseau plus dense, mais aussi plus exigeant
La vraie question pour 2026 ne se limite pas au nombre d’ouvertures. Elle porte sur la capacité du groupe à maintenir le même niveau de service partout, tout en absorbant des flux plus internationaux. Les chiffres 2025 montrent une clientèle étrangère déjà très présente, à hauteur de 42 % de la fréquentation du réseau. Cela confirme que la croissance vient aussi de l’extérieur, pas seulement du marché français.
Autrement dit, Camping-Car Park entre dans une phase où l’enjeu n’est plus seulement d’ouvrir plus, mais d’ouvrir mieux. Si le réseau tient sa promesse de simplicité, de sécurité et de continuité de service, il peut s’imposer comme une référence durable du tourisme itinérant européen. S’il se dilue, l’avantage concurrentiel s’érodera vite.
Ce qu’il faut retenir
Camping-Car Park ne se contente plus d’accompagner la demande : le groupe cherche à façonner la carte du voyage en camping-car à l’échelle européenne. Avec 225 ouvertures visées, un cap des 700 aires en ligne de mire et une clientèle déjà très internationale, 2026 s’annonce comme une année charnière. La question est désormais simple : ce réseau deviendra-t-il l’incontournable du secteur, ou devra-t-il encore prouver qu’une croissance rapide peut rester lisible pour les voyageurs ?




