Dans un marché où les mobil-homes grignotent chaque saison un peu plus de terrain, Le Brasilia prend le contre-pied. À Canet-en-Roussillon, ce 5 étoiles des Pyrénées-Orientales a gardé une place importante aux emplacements nus, parfois à moins de 200 mètres de la plage. C’est ce choix très concret qui explique sa réputation à part.
Un choix qui va à l’encontre de la logique du marché
Le contraste est net. Dans le camping français, les locatifs représentent désormais plus de la moitié des emplacements, alors qu’ils n’en pesaient qu’environ 30 % en 2011. Le Monde rappelait en 2024 qu’un emplacement nu rapporte bien moins qu’un locatif, ce qui pousse beaucoup d’établissements à transformer leur offre. Le Brasilia, lui, conserve une vraie culture de l’emplacement.
Cette décision n’est pas seulement esthétique. Elle dit quelque chose de la clientèle visée. Ici, le campeur ne vient pas uniquement chercher un hébergement. Il cherche encore un terrain, du sable, de l’air et une vraie proximité avec la mer. Dans un secteur qui monte en gamme, c’est un positionnement devenu rare.
Quelques chiffres expliquent pourquoi ce site sort du lot :
- 695 emplacements au total, dont 437 emplacements nus et 258 locations.
- La mer sur place, avec un accès direct à la plage.
- Des emplacements confort à moins de 200 mètres du rivage, avec eau, évacuation et électricité.
- 18 hectares au total, dont 12 hectares campables.
Le plus intéressant, c’est que ces chiffres ne racontent pas seulement la taille du domaine. Ils montrent une stratégie claire : faire exister encore le camping sous sa forme la plus lisible, celle où la tente et la caravane gardent du sens face aux hébergements fixes.
Ce que les campeurs achètent vraiment ici
Le Brasilia ne vend pas seulement une adresse en bord de mer. Il vend une expérience très recherchée sur la côte méditerranéenne : pas de route à traverser, un accès direct à la plage et une pinède qui abrite le site. CampingFrance décrit même le domaine comme une sorte de presqu’île, avec des chemins qui mènent directement au sable.
Cette configuration parle à plusieurs profils à la fois. Les familles y gagnent en simplicité. Les campeurs traditionnels y retrouvent une forme de liberté devenue plus difficile à trouver ailleurs. Et les vacanciers qui hésitent entre confort et plein air voient qu’on peut encore conjuguer les deux, sans renoncer à la logique du camping.
Le domaine affiche aussi des indicateurs solides sur ses propres canaux. Son site officiel mentionne une note de 9,4/10 sur 3 199 avis et annonce une ouverture du 18 avril au 10 octobre 2026. Dans un secteur où la concurrence est très dense, ce type de régularité compte autant que les équipements visibles.
Une réputation bâtie par les guides, pas seulement par la mer
Selon son propre site, Le Brasilia se présente comme classé depuis 1995 dans les palmarès de guides spécialisés. Le domaine met aussi en avant une première place obtenue en 2015 par le magazine Caravaning, ainsi que des distinctions chez ADAC et ANWB. Cette longévité nourrit sa crédibilité auprès des vacanciers qui veulent une valeur sûre.
Ce point est loin d’être secondaire. Dans le camping haut de gamme, la réputation se construit sur la durée. Les familles regardent l’emplacement, bien sûr, mais elles scrutent aussi la qualité du terrain, la stabilité de l’offre et la capacité d’un site à tenir ses promesses d’une saison à l’autre.
Quand le vrai luxe devient une place sous la toile
La FNHPA rappelle que le camping reste un mode de vacances largement plébiscité pour son contact avec la nature, sur plus de 7 400 terrains aménagés en France. C’est précisément là que Le Brasilia marque des points : il ne traite pas l’emplacement nu comme un reliquat, mais comme un atout central.
Au fond, son intérêt dépasse largement un simple classement. Le Brasilia montre qu’un camping peut rester désirable sans tourner le dos à ses campeurs historiques. À l’heure où beaucoup d’adresses misent tout sur le locatif, ce pari-là devient presque une signature. Et c’est peut-être pour cela qu’il parle autant aux amateurs de plein air qu’aux vacanciers en quête de bord de mer.
La vraie question, désormais, est simple : dans vos vacances en camping, ce qui compte le plus reste-t-il le confort du locatif ou la liberté d’un emplacement nu près de la plage ?




